325SCT
Programme
Étude urbaine
Lieu
Bruxelles
Date
2017 - 2027
Thématiques
Urbain, Marché public
Phase
En cours
Surfaces
Equipe
Agence TER, Arcadis
Client
Bruxelles Mobilité
Budget
10 000 000 €
Requalification de la place Sainctelette, le carrefour historique entre la petite ceinture et le canal
Le projet prévoit de donner au site une forme claire par la formalisation d’un espace central marqué sur ses bords par l’élargissement des ponts. En ce sens, il confirme la perspective de l’axe Léopold II/Jardin Botanique. La circulation longitudinale est entièrement reprise à l’intérieur de ce périmètre.
Une conséquence de ce dessin est la disparition du vaste terre-plein de la rive droite, crée en 1988. Le tracé de cette forme forte de l’espace central entre en résonnance avec les niveaux des différents côtés du site, et par extension, de leur histoire fonctionnelle. Il assume en effet deux types de niveaux, disposés en quinconce : celui des quai -côté quai des péniches et côté quai des Charbonnages- et celui des avenues urbaines ou des boulevards -côté Sud de la place Sainctelette, boulevard 9e de ligne et Avenue du Port, tous nettement plus haut. L’espace central marque donc à deux reprises une différence nette de niveau gérée par des gradins, en terminaison du quai des Péniches et face au quai des Charbonnages. Cet espace central, côté Ouest, repousse la circulation à proximité des façades du ministère de la Communauté française pour intégrer le monument aux créateurs du Port de Bruxelles.
Les lignes des bordures latérales de l’espace central renforcent également le système en patte d’oie des rues Lavallée et de l’Intendant côté Molenbeek, et, pour cette dernière, place en fond de perspective le cloché de l’église néo-gothique de Saint-Rémi. Elles marquent également la nouvelle dimension des ponts, élargis.
La création de passerelles piétonnes larges et confortables, offre un espace de séjour inédit. Un lieu à la croisée de deux grandes perspectives historiques : l’axe fluvial Charleroi-Willebroeck et l’axe Léopoldien Koekelberg-Botanique, des perspectives Nord-Sud et Est-Ouest au cœur d’une « boussole métropolitaine ».






Intégration patrimoniale et espace public
Les quatre statues Art déco sont maintenues en place. Si elles témoignent de la trace des ponts, elles se retrouvent néanmoins isolées du dispositif de garde-corps. Cette dissociation rend caduque l’idée de dessiner un garde-corps massif en pierre bleue, imaginé comme partie intégrante du pont. Au contraire, un nouveau garde-corps, en acier, vient souligner la finesse du tablier de l‘extension des ponts, et participe à faire exister la surface de l’espace central depuis l’axe du canal. Le monument aux navigateurs et le vartkapoen sont bien entendus maintenus.
La définition de l’espace central se marque par l’utilisation de dalles de béton de grand format, qui tranche avec celui les espaces latéraux, qui, plus petit, renvoie aux trottoirs classiques et génériques à Bruxelles.
Place de l’Yser, la suppression de la circulation automobile sortante du pentagone permet de souligner l’ensemble néo-classique par le retournement du trottoir en pierre bleue prévu pour le boulevard d’Anvers (projet Bruxelles-Mobilité, en cours), et par la même occasion, de faire débuter le revêtement en dalle de béton qui domine le projet de réaménagement. L’arrêt de tram est intégré dans les cheminements piétons, au sein d’un terre-plein végétal, qui vise à articuler l’allée arborée monumentale du boulevard de Dixmude. Une attention toute particulière est également apporté dans la continuité arborée de la promenade du quai du Commerce, afin de la connecter directement au futur réaménagement du parc Maximilien.













