353VHO
Programme
Logement collectif
Lieu
Koekelberg
Date
2020 - 2027
Thématiques
Urbain, Rénovation, Marché public
Phase
En cours
Surfaces
3555 ㎡
Equipe
BESP, MK Engineering
Client
Log'iris
Budget
€ 6.000.000
Rénovation d'un immeuble de 35 logements rue Van Hoegaerde
Petite histoire
Au nord-ouest de Bruxelles, le territoire de Koekelberg s’est développé le long du Paruck, un affluent de la Senne. C’est dans ce bas-fond topographique, sur l'axe des actuelles rues Autrique et Schmitz, que se dressaient autrefois le château de Koekelberg et ses étangs adjacents, le site même du projet.
Dès la seconde moitié du XVIIIe siècle, la présence de l’eau et l'arrivée des axes routiers et ferroviaires impulsent l'industrialisation du secteur. Le hameau seigneurial cède la place à la filature Van Hoegaerde puis à l'imposante brasserie De Boeck, bâtie en 1877, qui finit par occuper l'ensemble de l’îlot. L’immeuble du projet côtoie aujourd’hui encore la maison originelle de la famille des brasseurs.
Petite planification
Dans les années 1960, le Foyer Koekelbergeois érige au n° 28 la Résidence G. Vanderveken. Cette modeste tour d’appartements curieusement implantée est d’abord une construction isolée et autonome, avant de dépendre d’un lot plus conséquent de trois immeubles, repris par la suite au sein d’un P.P.A.(S) dans les années 1980.

Petit patrimoine moderne
L’édifice d’origine présentait des qualités constructives constatées : une brique de parement et des bétons architectoniques bien conservés, tandis que sa compacité laissait supposer de relatives performances structurelles et thermiques. Toutefois, son implantation sur une parcelle étroite confinait la majorité des habitant·e·s dans des typologies obsolètes, sans espaces extérieurs dignes d’usage.
Le cahier des charges énonçait une rénovation en deux tranches : rénover les appartements et les communs pour les 2/3 du budget, et réaliser un emballage énergétique extérieur traditionnel pour le 1/3 restant. Nous avons proposé la stratégie inverse : limiter l'intervention intérieure à un rafraîchissement et allouer la majorité du budget aux extensions en bois afin d’améliorer davantage d’aspects du bâtiment : sociaux, normatifs, spatiaux et culturels.
Une réponse innovante et rationnelle
Étirer les façades à la limite du possible en flirtant avec les limites parcellaires et ainsi « gonfler » les intérieurs a permis de démultiplier les qualités du bâti. Cette dilatation permet de conserver la majeure partie des typologies existantes et d’agrandir tour à tour les séjours, les cuisines ou les chambres selon la typologie étudiée. Dans l’épaisseur de ces nouvelles façades s’intercalent, entre les pièces de vie, de généreuses loggias permettant à tous les logements de bénéficier d’un espace extérieur. Enfin, la requalification des abords offre de nouvelles possibilités d’usages et de pratiques des jardins de la résidence.


















